Fédération PCF de Seine Maritime (76)

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Pierre Laurent, avec les Pétroplus, appelle le gouvernement à agir

"Nous ne pouvons accepter l'assassinat de cette raffinerie", a lancé le secrétaire national du PCF, venu ce vendredi à Grand-Couronne pour relancer la solution d'une reprise de Petroplus.

"Le gouvernement ne prend pas ses responsabilités dans cette affaire. Ce qui est en cause, c'est la défense d'une activité stratégique (...). Il y a des solutions fiables pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne", a affirmé le sénateur Front de gauche, à l'issue d'une réunion de travail avec des salariés, des élus et une partie des repreneurs potentiels. "Les salariés, eux, continuent de porter la défense de leurs emplois mais aussi d'une activité industrielle stratégique alors que depuis avril, certains sont devenus invisibles (socialistes ndlr). Nous ne pouvons pas accepter l'assassinat d'un site viable rentable et utile pour le pays. Heureusement que les salariés sont là pour jouer la transparence sur ce dossier. Il existe des repreneurs et ils ont des dossiers sérieux!"

"Qui fait la politique de la France en matière de raffinage? Les majors ou le gouvernement", s'est interrogé Pierre Laurent, réclamant une table-ronde. "Oui, il y a un avenir pour la raffinerie Petroplus", a-t-il assuré, à propos de la raffinerie près de Rouen, mise en liquidation en avril dernier.

"Ne pas faire rêver les gens"

La visite de Pierre Laurent intervient au lendemain d'une rencontre de la CGT-Petroplus avec le préfet de la région Haute-Normandie. Selon des propos rapportés par France 3 Haute-Normandie, ce dernier "appelle la CGT à utiliser son énergie pour définir un "repositionnement industriel qui permettra de faire revivre le site de Petit-Couronne". Pour le représentant de l'Etat, il faut "arrêter de faire rêver les gens" Les repreneurs déclarés ne remplissent pas selon lui "les conditions et les garanties nécessaires"".

Pour Thierry Foucaud, sénateur communiste de la Seine-Maritime, "on dirait que la messe est dite. Le préfet s'engage politiquement et le gouvernement s'oriente vers un capitalisme financier". L'ancien porte-parole de l'intersyndicale, Yvon Scornet, partage l'impression de voir la raffinerie de Petit-Couronne lâchée par le gouvernement. "Cette idée vient d'en haut. A Matignon, ça facilite les discussions quand on parle de fermeture. Mais ça devient plus compliqué quand on parle de reprise."

Les repreneurs toujours là

Pierre Laurent s'est lui-aussi étonné qu'au moment où la nécessité d'une simplification administrative est évoquée au plus niveau de l'Etat, "pour ces dossiers de reprise, on demande une quantité de renseignements (...) Nous allons interpeller le préfet et les parlementaires. Nous exigeons que tout soit fait pour étudier les quatre dossiers" des repreneurs potentiels, a-t-il dit. Car les repreneurs sont là.

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